Seuls existent les commencements,
les aurores nouvelles,
qui nous tirent de nos nuits.
Être toujours voyageur de l'Aube.

jeudi 14 décembre 2017

102 - Dieu ?


Il y a « les maîtres inspirants ». J'en ai parlé plus d'une fois. Ce ne sont pas des modèles à suivre plus ou moins librement ou servilement, qui me diraient ce que je dois faire ou ne pas faire. Ce sont plutôt des « (é)veilleurs de ma vie » qui m'ont permis d'aller à la découverte de ce qu'il en était de moi-même, au-delà des images et des représentations que j'avais pu me fabriquer ou que d'autres avaient tenté de m'imposer.
Ils furent comme des « révélateurs » à l'image de ces papiers-photo plongés dans le bain de révélateur et sur lesquels apparait quelque chose que ombres et lumières du négatif ont incrusté dans le papier photographique mais ne se voit pas encore. C'est-à-dire, et pour quitter la métaphore,  quelque chose qui jusque là n'était pas encore ma conscience plus ou moins claire.

J'ai plus d'une fois indiqué que Jésus faisait partie de ces maîtres–là.


Mais qu'en est-il de « Dieu » ?
En laissant naviguer cette question librement en moi ces derniers jours, je pourrais peut-être dire ainsi : Dieu ? Un/e « ?????? » à qui je m'adresse parfois.

Par le passé il m'arrivait de « lui parler » comme à quelqu'un/quelque chose qui entendrait. Il s'agissait le plus souvent de situations basiques. Je râlais, je demandais ou je m'étonnais… j’ai même supplié aux heure sombres…. Bref, des choses de diverses natures sur lesquelles j'attendais, sans attendre, des réponses, qui de toutes façons ne viendraient pas.

Est-ce que j’en tirais quelque bénéfice ? Pas vraiment… C’était des sortes de spéculations cérébrales, intellectuelles ou non. Et d'ailleurs, est-ce que tout simplement, tout bêtement, je ne me parlais pas à moi-même ?

Plus récemment, ces dernières années, j'ai cherché à évacuer le « concept de Dieu » il ne m'intéressait plus guère.

Ces derniers temps, je retrouve de manière plus forte, plus intense, cette sorte de nécessité vitale de manifester une gratitude abondante, pour ne pas dire débordante, envers ce que j'appelle La Vie et sa profusion. Je ressens une dilatation intérieure et une forme de débordement d'amour dans un immense remerciement pour tout ce que j'ai pu recevoir et qui m'a comblé au-delà de toutes mes espérances ; et ce, malgré les difficultés et les épreuves de la route.

Évidemment viennent à mon cœur beaucoup de personnes, autant des intimes que des inconnus de passage, qui furent parfois des rocs blancs, parfois des petits gravillons blancs, et qui m'ont permis d'être et devenir ce que je suis et deviendrai encore. La gratitude pour tous ces hommes et ces femmes n'est pas bien difficile à se laisser ressentir amplement.
 Cependant, il arrive un moment où je bute. Comme un élan qui tout à coup s'arrête.

Je ne peux pas courir, vu mon état physique. Mais j'ai vaguement gardé la sensation de ce que cela pouvait être dans mon enfance. Courir éperdument, avec joie, ne pas avoir envie de s'arrêter, et finir par se jeter en avant comme on entrerait dans un bonheur sans fin.

Mais c’est comme si je brisais mon élan parce que je craindrais « quelque chose de confus » qui m'obligerait moi-même à stopper.
Je m'interdis de remercier (un?) Dieu qui serait celui vers qui, de manière ultime, se dirigerait ma gratitude infinie.
Il ne s’agit pas d’une idée sur Dieu ou je ne sais quelle divinité bienfaisante dont je démontrerais par A + B qu'il s'agit bien d’un être de bonté parce que ceci ou cela.
Il s’agit d'un mouvement intérieur et du corps qui surgit du plus profond de moi, et n’a pas à s’arrêter. 


Briser cet élan fait de moi un être aberrant, c'est-à-dire pris en flagrant délit de renier ce à quoi il croit le plus profondément :  Suivre l’Élan Vital… Jusqu’au bout !

vendredi 29 septembre 2017

101 - Quelle Justice ? Dans quel Monde ?

Sur un site Internet, il est proposé de méditer sur les ouvriers de la vigne qui reçoivent le même salaire alors qu'ils n'ont pas travaillé le même nombre d'heures…

Je le reprends ici pour ceux qui ne connaîtraient pas :

jeudi 17 août 2017

100 - La mort ?… Et après ?…

Sur un autre blog, j'ai relaté la mort récente d'un ami que je connaissais depuis 45 ans. En quelques 15 mois il a été emporté par le cancer.
Quelqu’un a commenté de la manière suivante :

Gérard Philipe avait noué une immense et profonde amitié avec Georges Perros du temps de leur prime jeunesse; quand l'un écrivait à l'autre "C'est bien de te savoir avec moi sur le globe", l'autre lui répondait "J'ai hâte de te coudoyer"... 
Quand Gérard Philipe a pris le même chemin que ton ami, dans les mêmes circonstances, Georges Perros a dit sur sa tombe: "Ce sera moins dur de mourir, maintenant, pour ceux qui t’ont aimé. Moins bête. Il y aura un rendez-vous à ne pas manquer, que nous ne manquerons pas."

dimanche 5 mars 2017

99 - Le Libérateur asservi (partie 2)

3. - Qu'est-ce que Jésus voulait ?

Cela peut se résumer d'une manière simple, considérée  souvent aujourd'hui  comme simpliste, et dont on se moque allègrement : « aimez-vous les uns  les autres » moi-même je l’ai brocardée avec un : aimez-vous les uns sur les autres…
Évidemment c’était pas aussi simple que ça, surtout quand il avait ajouté : aimez vos ennemis !… Faut quand même pas pousser mémère…

mardi 28 février 2017

98 - Le Libérateur asservi (partie 1)


1. - Le constat de la religion chrétienne.

la religion intellectualise et conceptualise le divin.
Elle le décline en théories diversifiées, parfois contradictoires, et sujet à querelles théologiques.
Chacun cherche naturellement à faire prévaloir sa position intellectuelle et la pertinence de son raisonnement élaboré, affiné, construit, circonstancié, démontré à coup de :  « donc… » - « il en résulte que… »  - « on peut en déduire sans se tromper que… » - « il est ainsi démontré… » Etc.Etc. Bref, en matière de spiritualité, de mysticisme , des subtilités du Vivre,  on est dans le « CQFD »…  emballé c'est pesé !

lundi 20 février 2017

97 - Laisse tomber les morts !

Ils étaient un certain nombre, ceux qui avait été séduits par ce type, dont on peut aisément imaginer qu'il avait un charisme fort comme on dirait aujourd'hui. Il surprenait, attirait, n'avait pas le discours stéréotypé de tous les autres, scribes, pharisiens, docteurs de la loi, et autres savants de l'intelligentsia religieuse.

Ils étaient un certain nombre à manifester le désir de le suivre. Pour faire quoi ? Pour vivre quoi ? Au fond il ne savait pas très bien. C'était une aventure nouvelle. Ce type, venu d'on ne c'est où, un village paumé, fils d'ouvrier, pas vraiment bardés de diplômes religieux, voici qu'il avait des paroles qui donnaient le goût intérieur d'une transformation… laquelle ? On ne savait pas encore… mais au fond, ça semblait valoir la peine de le suivre… au moins pour voir…

mercredi 25 janvier 2017

96 - Vraies et fausses promesses

Dans l'Ancien Testament, il est souvent question d'une promesse. Dieu promet quelque chose à son peuple. Quelque chose qui sera « mieux ». Sortir d'une condition ancienne, pour une condition nouvelle. La promesse est souvent faite à un leader, chargé d’entraîner un peuple dans une Aventure. Abraham vers une terre nouvelle. Moïse vers la terre promise pour faire sortir un peuple de l'esclavage.
Enfin bref, il est très souvent question de quitter un endroit pour un autre, l'espérance au cœur, par fidélité à celui qui a promis. Une confiance dans la divinité.