Tentative éphémère et provisoire, à partir de ma seule petite expérience de vie,

de relater « la question de l'Homme » sous l'angle de « la spiritualité »,

telle qu'elle n'a cessé de voyager en moi de l'aube jusqu'au couchant

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" Les gens sont comme des vitraux. Ils brillent tant qu'il fait soleil, mais, quand vient l'obscurité, leur beauté n'apparaît que s'ils sont illuminés de l'intérieur." — Elisabeth Kubler-Ross

"« De même qu'il y a un objet matériel derrière chaque sensation, de même y a-t-il une réalité métaphysique derrière tout ce que l'expérience humaine nous propose comme réel. » - Max Planck


mercredi 26 août 2015

83 - Une autre rive….

Pour l'instant, je laisse en suspend mes petits propos sur l'Évangile de la Samaritaine. J’y reviendrai dans le courant de l'automne.

Ces dernières semaines j’ai « fréquenté » plusieurs blogues tenus par des journalistes chrétiens et d’autres gens se réclamant d’une chrétienté de gauche, qui abordent des sujets d'actualité de l’Eglise et de la Chrétienté : les synodes et machins officiels en cours avec le nouveau Pape…  En tant que tels, les articles sont plutôt intéressants, nuancés, assez critiques et globalement avec une tendance progressiste.
Il n'en va pas de même des nombreux commentaires que je lis et auxquels j'ajoute mon propre verbiage. Les commentaires tiennent généralement de la foire d'empoigne entre traditionalistes et progressistes, (pour faire simple). Entre chrétiens, on sait parfaitement s'étriper et s'envoyer des noms d'oiseaux…
(Là comme ailleurs… Les politiques d’un même bord sont champions aussi de ces flinguages  des « amis » pour dominer et prendre le pouvoir).

Pourquoi donc est-ce que je vais sans cesse me mêler à ces bourbiers commentateurs ? 
Plus d'une fois je me dis : j'arrête. 
Mais je recommence !
Alors bien sûr, il y a quelques commentateurs nuancés. Mais la plupart se comportent comme des personnes qui auraient excellé dans l'inquisition. Le massacre verbal : ils s’y connaissent ! J'ai d'ailleurs été mis plusieurs fois sur le bûcher ! Chouette ! Je vais compter au nombre des martyrs !

Est-ce que je vais un jour arriver à me sortir « par le haut » ?
Ma souffrance intérieure vis-à-vis de la chrétienté a-t-elle encore une telle prégnance, et saigne-t-elle  encore à ce point, qu'il me faut sans cesse tenter  d'aller faire rendre gorge à des ouailles pénibles qui me servent de cible ?

Il faudrait quand même que je sois un minimum cohérent. Inutile de me référer à Jésus et son Évangile si je passe mon temps à guerroyer, même verbalement, avec une bande de…

J'ai ce sentiment dérangeant de stagner en ce domaine. Mais surtout de n’avoir pas « prise sur mon changement potentiellement possible », enfin pas suffisamment.

J'ai relevé deux phrases chez une blogueuse que j'apprécie : (propos généraux n’ayant pas pour fondement la/les religions, je précise) 

« Il faut bien plus aux grandes douleurs pour disparaître, il faut une révolution sur soi-même. Je me sens de plus en plus bienveillante, la colère ou la détestation me lasse. Être bon est plus confortable. J'en reviens à ce que j'affirmais il y a quelques mois: le pardon c'est d'abord pour soi.

il est temps de passer à un autre niveau de perception et de relation. »

Je me reconnais dans ces propos, pour ce qui concerne un certain nombre de secteurs de ma vie.
Mais dans ce secteur-là, celui de mon rapport avec la très sainte église catholique apostolique romaine, c'est pas gagné !
C'est dire si la blessure est bien plus incrustée que je ne le croyais…

Pourtant, je connais (un petit peu) le chemin qu'il faut prendre.
Se tenir à distance de celui que l'on peut qualifier de « l'agresseur».
À distance… jusqu'à ce que…
Ce fameux pardon… d'abord pour soi, comme il est dit très justement ci-dessus.

Et moi, pauvre con, je reviens à la charge, comme si ce combat pouvait déboucher sur je ne sais quelle « victoire »….
Jésus dit :
« Et, s'il y a quelque part des gens qui ne vous reçoivent ni ne vous écoutent, retirez-vous de là, et secouez la poussière de vos pieds, afin que cela leur serve de témoignage. »

Cela rejoint ce dicton populaire : « On ne fait pas boire des ânes qui n'ont pas soif »

On ne peut pas dialoguer avec des personnes convaincues qu'elles détiennent la vérité des vérités. 
Ce qu’on y exprime n’est pas écouté et encore moins entendu. D’autant que ces personnes sont persuadées d'avoir pour « mission » de forcer les autres à croire à cette vérité… enfin…. Une de leurs vérités Vraies …. Car, oui, il n’y en a qu’UNE seule Vérité, mais en fait, non,  plusieurs….  enfin plusieurs qui ne sont qu’UNE …. Normalement, parmi les plusieurs, doit triompher celle  de celui qui crie le plus fort et massacre le plus d’hérétiques ! Celle-là sera la Vraie !
(exemple d’hérétiques actuels : les divorcés remariés, totomatiquement excommuniés et qui iront bruler en enfer)
Vous suivez ?

Et cependant…
Je suis leur semblable.

La grande difficulté est sans doute ce que souligne cette blogueuse inspirée :
Passer à un autre niveau de relation et de perception…

Un niveau plus profond où réside des valeurs humaines essentielles comme la bienveillance, qui comporte un pari de confiance que l’être humain, semblable à moi, peut y accéder par libre choix, et qu’il bute lui aussi sur ses propres problématiques et souffrances.

On ne s’engage pas sur ce chemin-là sans prendre toute la mesure de la malveillance dont on a souffert. Se dépolluer est sans doute une oeuvre de longue haleine, à l’instar d’une dépollution chimique mortelle imbibant une terre souillée et cependant toujours apte à se régénérer.

Je sais qu’il en est ainsi par de nombreux témoignages entendus, lus, soutenus.

Ma terre intérieure fut polluée durant de longues années par des pollueurs eux-mêmes imbibés dans tout leur corps d’un héritage toxique véhiculé et imposé depuis des siècles par des déviances religieuses.
Héritage mortifère encore instillé à doses létales pour étouffer la spiritualité profonde qui anime le coeur de l’homme par le dedans, afin de l’asservir aux projets de domination et d’esclavage des âmes que véhicule, pas nature, toute religion organisée et pernicieuse. 

Je n’ai qu’une certitude : L’Homme, de lui-même, résiste et « se sauve » (aux 2 sens du mot : s’enfuir et se ressusciter). L’exemple flagrant et précurseur vient d’un homme de Galilée il y a pas mal de temps…..
Faut-il que la vie soit plus forte que nos morts…. !
Je suis sur ce chemin, sans doute encore pour longtemps, sans doute jusqu’à la fin…


Vers une autre rive en quelque sorte….

21 commentaires:

  1. Une de mes amies, prof (enseignement laïc) emmène sa classe visiter une église (monument historique). Un groupe de jeunes s'arrête devant un grand crucifix et lui demande : "C'est quoi ça?". Elle pense que c'est une blague, mais non. Elle prend brutalement conscience que pour ces jeunes la Croix ne représente plus rien, non seulement au niveau religieux (qui n'est pas de sa compétence) mais au simple niveau culturel. Peut-être ces jeunes sont-ils "travaillés de l'intérieur" par les évangiles mais ils n'ont aucun moyen pour le découvrir.

    Toi comme moi nous avons été baptisés et catéchisés dans l'enfance. Ta famille était croyante, la mienne non. L'un comme l'autre nous avons reçu de l'Eglise au moins les évangiles et quelques repères croyants. Par exemple, un crucifix nous "dit" quelque chose. Par la suite, tu es sorti de l'Eglise, moi non mais l'un et l'autre avons été (et sommes toujours) profondément blessés par elle.

    Tu parles de pardon et je suis d'accord avec toi. Non que le pardon efface les blessures, mais il nous permet de les supporter dans une certaine paix et donc de les dépasser sans les nier. Cependant de mon côté, je ne peux pas ne pas parler aussi de reconnaissance vis-à-vis de l'Eglise: c'est par elle que j'ai reçu les évangiles. D'où un souci de discernement entre ce qui est à pardonner et ce qui est l'objet d'un remerciement.

    Pour moi, l'Eglise de Jésus-Christ n'est pas d'abord l'Eglise institutionnelle (mais je crois qu'on ne peux pas faire sans elle); c'est l'ensemble des personnes qui, travaillées de l'intérieur par Jésus-Christ, s'aident à discerner ce qui est à dénoncer et ce qui est à recevoir dans l'Eglise comme dans le monde... De ces personnes, on en trouve à l'extérieur de l'Eglise et à l'intérieur, à gauche comme à droite de l'échiquier politique. Faire cette recherche ensemble permet, me semble-t-il, que l'on ne se trompe pas d'ennemis...

    Mais ceci n'est que mon point de vue...

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    1. Pardon de répondre tardivement aux commentaires, mais j'étais reparti "en vacances" !!
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      Amusant (si je puis dire) l'anecdote que tu relates au début, parce que mon frère bien plus vieux que moi (79 ans) me raconta quelque chose de semblable... sauf que ça se passait dans les années 1950... Un fils de prof "laïcard" athée... comme quoi .. déjà !! :-)

      Je partage tes propos, notamment sur : ne pas se tromper de cible. Tu auras compris que c'est aussi le sens de ce billet. Pour le pardon il faut des "raisons de pardonner", et celle-là en est une (la cible).

      Quant à ce que tu dis à propos de la transmission du message de Jésus, force est de constater que l'église institutionnelle n'y arrive plus, de fait, en ce XXIème siècle !
      C'est donc qu'elle l'avait transmis ... bien mal... pour arriver à faire de cet homme un repoussoir plutôt qu'un "sauveur".... et un porteur de message fraternel et d'amour....
      Tu sais autant que moi, par expérience de vie, qu'il y a bien peu d'amour dans cette institution, en tant qu'être collectif....
      Les "gens d'église" qui ont marqué positivement mon développent humain et m'ont fait découvrir des chemins véritable et spirituels, furent des "marginaux de l'institution".... plus ou moins en délicatesse avec elle, sans toutefois la critiquer vertement comme je le fais.
      Rencontre humaines et profondes.... rencontre du Un à Un ....
      Je ne crois qu'à cela....
      Ce blog en est un tout petit moyen...

      Merci pour tes mots, c'est toujours éclairant pour moi ce que tu commentes ici.

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  2. Ça fait du bien Alain de ne pas entendre parler directement de Jésus pour une fois. Pour ma part je ne suis presque plus capable d'en entendre parler. Je suis tellement lassée d'entendre parler de Jésus Christ comme s'il était le seul à être venu sur terre pour nous réveiller. Y'en a toujours eu des maîtres aussi grands que Jésus et y'en aura toujours heureusement. Jésus avait la capacité d'ouvrir la petite porte qui se trouve en nous et qui donne accès au Royaume et ce ne sont pas tous les maîtres qui ont la mission de le faire... seulement qq'uns. Mais Jésus ne peut pas t'ouvrir cette porte maintenant, il le pouvait de son vivant. C'est pourquoi il a dit (en tout cas il me semble qu'il l'a dit) : "Je suis la lumière du monde... pendant que je suis ici avec vous ! " en tout cas qq chose qui ressemble à ça. Mais ce bout de phrase on l'oublie parce qu'il est tellement dérangeant. Moi aussi j'aime Jésus Christ de tout mon cœur mais ce qu'on a fait de son message n'est pas moins que tragique.
    Lorsque tu dis "Héritage mortifère encore instillé à doses létales pour étouffer la spiritualité profonde" je suis tellement d'accord avec toi. C'est là que je suis rendue dans ma façon de percevoir tout cela et je l'exprime tel quel. Je connais assez l'ouverture ton cœur pour me permettre de m'exprimer ainsi. kéa

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    1. Tout d'abord merci pour ce qui est de "l'ouverture de mon coeur". Cette marque de confiance me touche. J'essaye en effet de respecter chacun en ce qu'il est et s'exprime ici, lieu de partage sincère. Il ne pourrait en être autrement que face à des "trublions patentés", comme il en existe...

      Ces derniers temps j'ai parlé de Jésus assez abondamment. Je comprends bien que ça puisse lasser. Je vois bien le piège de devenir "précheur" .... ! J'aimerais m'en tenir au seul témoignage personnel qui est la dynamique de fond de ma démarche sur ce blog.

      Bien entendu qu'il y a d'autres maitres en humanité dans l'histoire du monde des hommes. Le question est celle du CHOIX que l'on fait. Le mien de choix (et depuis longtemps au fond....) pour des raisons diverses et certainement culturelles aussi, fut celui de cet Homme... Profondément pour ce que tu en dis avec des mots qui me rejoignent :
      "Jésus avait la capacité d'ouvrir la petite porte qui se trouve en nous et qui donne accès au Royaume et ce ne sont pas tous les maîtres qui ont la mission de le faire... "

      J'ajouterais à ton propos que cette petite porte me donnant accès à un univers source de joie et de bonheur d'être, je ne vois pas pourquoi je chercherais autre chose que ce qui me comble en profondeur.... (ce qui ne veut pas dire que la vie spirituelle soit le monde des bisounours... bien au contraire...)

      En revanche, ce que tu dis en ces termes : "Mais Jésus ne peut pas t'ouvrir cette porte maintenant, il le pouvait de son vivant." ne me rejoins pas en mon expérience...
      Les propos de Jésus que tu évoques sont à compléter.
      Il a dit ce que tu reprends : (je cite textuellement)
      - Je suis la lumière du monde; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie.
      - La lumière est encore pour un peu de temps au milieu de vous. Marchez, pendant que vous avez la lumière, afin que les ténèbres ne vous surprennent point:

      ça peut laisser entendre qu'après sa mort ... c'est un peu foutu !!

      Mais il dit aussi :
      - Je vous ai dit ces choses pendant que je demeure avec vous. Mais le consolateur, l'Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit.

      Autrement dit, la porte ne fut pas ouverte qu'à ses contemporains. et d'ailleurs lesdits contemporains qui ont compris vaguement quelque chose, ne furent qu'une poignée...

      Telle est sans doute ce qu'on peut appeler "l'expérience spirituelle". Vivre et ressentir la présence de l'absent... comme s'il était toujours là .....
      C'est là que s'enracine cette phrase que j'aime à répéter en pensant à toute ma vie relationnelle :
      - les relations sont éternelles
      au sens qu'elles ne sont pas dans la contrainte physique de l'espace-temps....

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  3. Merci pour ta réponse Alain. J'ai toujours beaucoup aimé te lire. C'est authentique et unique. Je laisse mûrir en moi tes derniers propos et te reviens. Ce sujet demande élaboration. kéa

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  4. Oui, "Vivre et ressentir la présence de l'absent... comme s'il était toujours là ....." sauf que ça fait deux mille ans qu'on discute au sujet de ce qu'il a vraiment voulu dire !... de là "les commentaires qui tiennent généralement de la foire d'empoigne". Il n'en était pas ainsi du vivant de Jésus, il remettait vite chacun sur les rails. Aucun dérapage possible. Maintenant qu'il n'est plus là physiquement, quel fouillis ! Il ne semble pas que l'Esprit Saint soit en mesure de faire le travail d'un maître vivant.
    Il y a aussi la question de CHOIX qui me questionne. Il me semble que la poignée de personnes qui l'ont reconnu, l'ont reconnu justement parce qu'ils n'avaient pas fait de choix... sinon comment leur aurait-il été possible de recevoir le Nouveau. Faut se mettre à leur place, ça demandait énormément d'abandon de tout ce qu'ils avaient connu avant, de tout ce qu'on leur avait enseigné auparavant pour recevoir ce message hors des sentiers battus. Moi je trouve que le mieux c'est de dire "viens à moi de la façon que tu voudras, par la porte que tu voudras, par moi-même je stagne." kéa

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    1. J'essaye de ne plus me faire avoir par les foires d'empoigne... d'où ma distance avec les religions où chacun veut imposer sa perception.... (mais je n'y arrive pas toujours comme dit dans ce billet....)
      Un Maitre est quelqu'un qui nous rejoint de l'intérieur. Il y a une double mouvement. Alors, oui, cela passe par des vivants en chair et os aujourd'hui, de ceux dont on voit qu'ils se reçoivent de lui le Premier-Maître, si je puis dire... (sinon ce sont des gourous).
      Pour une part ça ne se choisit pas... mais ça ce choisit quand même par adhésion. Les disciples "appelés" pouvaient dire non non !! Et d'ailleurs certains on du renoncer.... l'évangile montre que certains ont résisté... et d'autres dont on ne parle pas on peut-être fuit loin de ce Jésus trop dérangeant !

      Alors en ce sens je partage ta dernière phrase. D'autant qu'elle recouvre une certaine expérience en ce sens que j'ai relaté dans le billet No 11 (plutôt à la fin...)

      L'essentiel est peut être de se laisser interpeller .... et méditer.....
      sinon, comme tu dis, on peut discutailler à perte de vue, à perte de vie.....

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    2. Deux éléments m'interpellent particulièrement dans ta réponse.
      Gourou n'est que la traduction du mot "maitre" dans une autre langue
      un indien dirait de Jésus qu'il était un Guru (celui qui peut te faire passer de la noirceur à la lumière).
      Il y a de faux et de vrais guru comme de faux et de vrais maitres.
      Il y a aussi l'expression "premier maitre" qui personnellement me donne l'impression qu'il n'y aurait eu que Jésus de vrai maitre (le plus grand à tout le moins) notion à la base de toutes les religions.

      J'ai déjà lu le billet 11 mais le relirai... ma mémoire est vague. kéa

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    3. Kéa, j'ai employé le mot gourou au sens péjoratif qu'il a souvent en France = charlatan ! autrement dit faux-gourou.... Dans l'absolu tu as raison....

      Sur "premier-maitre" ma réflexion était généraliste, mais de fait appliquée à Jésus en ce qui me concerne.
      Il est évident pour moi qu'il en est d'autres connus et/ou reconnus et aussi inconnus (ou peu connus)

      Le critère essentiel (à mes yeux évidemment, je ne demande pas à d'autres de partager ce critère-là) et qu'il "se reçoive d'un autre que lui-même" (ainsi de Jésus dans la relation à celui qu'il nomme Père).
      Après chacun choisit celui qu'il veut... ou qui s'impose à lui de l'intérieur...
      Mais ce sera toujours plus ou moins lié à la civilisation (au monde, groupe d'influence etc...) auquel on appartient dans l'enfance.
      On peut par exemple constater combien l'athéisme français et/ou européen est pétri de judéo-christianisme.... dont il ne sait se défaire totalement, malgré le discours en ce sens.
      Je me souviens de ce conférencier-athée qui disait "mon dieu" toutes les trois phrases...

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    4. J'ai relu ton billet 11 et j'avoue que j'ai l'intention de le lire encore, tu y abordes plusieurs volets importants de ta vie et de ton cheminement. C'est très beau.
      Ce prêtre que tu décris avait tout d'une personne digne d'être appelée un être "Humain". En ce qui me concerne il aurait pu se référer de n'importe quel maître " connus et/ou reconnus et aussi inconnus (ou peu connus) " en autant qu'il s'agisse d'un maitre du calibre de Jésus et ça peu le sont, et le résultat sur toi aurait été le même, sauf que plutôt que de porter le nom de Jésus, ton maître actuel en porterait un autre. Ç'aurait pu être Guru Nanak pour en citer un parmi d'autres ! Guru Nanak était un maître authentique et évidemment après son départ on a fait une religion de son message et là tout a été foutu comme cela l'a été de Jésus.
      J'ai lu une biographie de Krishnamurti dernièrement écrite par qq'un qui l'a côtoyé sa vie durant.
      Très étonnant ! par exemple à un moment j'ai lu qu'il ait dit "Je suis la lumière du monde" et cela m'a renversée. Mais j'y ai réfléchi car j'ai beaucoup de respect pour Krishamurti et j'ai compris que lorsque qu'un vrai maître dit : "Je suis la lumière du monde" ce n'est pas Jésus, ce n'est pas Krisna, ou un autre qui parle, c'est l'Être divin qui s'exprime à travers Jésus ou Krishna etc. C'est "La lumière du monde" elle-même qui choisit un canal pur pour s'exprimer et... qui pourrait l'en empêcher. kéa

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    5. Je connais très peu Krishamurti, mais il me semble que sa pensée est la promotion de la Réalité observable en soi, au détriment des idées reçues, inculquées, du milieu, de sa culture,etc..

      L'un de mes maîtres à penser est le Réel.... C'est à dire l'expérientiel qui est le mien, c'est à dire ce dont j'ai l'expérience intérieure, concrète et spirituelle. (en non pas religieuse).
      Une question de "ressenti" analysable et analysé (mis en mots).
      Et au coeur de celle-ci on rejoint cette dimension que tu nommes "l'Être divin qui s'exprime".
      Il me semble que pour comprendre un tel Maître, il faut soi-même être quelque peu entré dans cette perceptions personnelle du "plus-que-soi-en-soi" que j'ai bien souvent exprimé ici et ailleurs.
      C'est au demeurant une "expérience" simple.... qui ne nécessite pas des années de méditation ! .... Tout au moins pour s'en approcher "sensiblement" ...
      Déjà la contemplation de la Nature du Cosmos auquel nous appartenons par toutes nos fibres... nous dépasse et nous transcende largement....

      Reste bien sûr LA question .. Mais QUI est cet Être divin et comment le "rencontre"-t-on ?
      Là chacun à sa réponse qui ne s'impose pas à autrui (comme tentent de le faire les religions, quelles qu'elles soient...).
      Et à défaut de réponse, je crois qu'on cohabite nécessairement avec la question ....

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    6. Je sais que je me répète mais ce que tu dis me rejoint, c'est du senti ça, ce ne sont pas que des mots.
      Ça se goûte.
      Oui ! qui est cet Être divin qui n'a ni genre, ni nom, ni adresse ? Je ne me sens pas très digne de sa présence en moi... en même temps que je me sente totalement acceptée et unie lorsque je vais à sa rencontre... ce que j'oublie souvent.
      Pour ma part je comparerais le cœur à un nourrisson. À moins d'être totalement satisfait il fait "ouin". Alors c'est ça mon guide à moi... si mon cœur fait "ouin" il me faut trouver ce qu'il veut et il n'est pas possible de le leurrer longtemps avec un hochet. Le "ouin" du cœur est aussi insupportable que le "ouin" d'un nouveau-né. C'est pour cela je pense que les religions promettent le paradis comme récompense après la mort parce qu'elles savent ne pouvoir satisfaire le cœur dans le présent. kéa

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  5. Relisant mon précédent commentaire, y'a des phrases que je dirais autrement, des ajouts que j'aimerais faire, etc. etc... enfin, puisqu'il en est toujours ainsi lorsque j'écris, je laisse ! kéa

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    1. Moi, ça me va.... C'est ainsi qu'on avance dans un dialogue....
      C'est pareil pour mes billets..... je les publie le plus souvent (95% !) dans une certaine spontanéité, ce qui ne veut pas dire sans réflexion. Parfois me relisant, je suis avec l'état d'esprit que tu indiques : je dirais autrement aujourd'hui....
      Ben oui, on est des vivants !!

      sur le fond de ton commentaire ci-dessus j'y reviendrai....
      là tout de suite.... je n'ai pas suffisamment de temps....

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  6. franchement, cette montée parallèle de la religion et de l'intolérance me fout la trouille ! Des milliers d'années de connaissance pour en arriver là ! Je sais, je vais finir au bûcher

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    1. Moi aussi ça me fout la trouille la montée des intolérances... Si ça se cantonnait aux problématiques religieuses on pourrait encore s'en sortir....
      Mais c'est la généralisation des fruits de l'individualisme et de nos égoïsmes florissants qui semble générer cette tendance sociétale (comme on dit maintenant).
      Tout les domaines sont atteints. L'exclusion de l'autre devient la règle de vie. Et comme nous sommes tous "l'autre" de quelqu'un chaque sera touché s'il ne l'est déjà.

      En t'en même temps, dans l'ombre, des solidarités naissent et renaissent sous des formes nouvelles. Mais ça n'intéresse pas du tout, ni les politiques qui ne sont pas aux manettes et qui ont pour mission de nous inculquer que nous sommes foutus ; ni BFM-TV qui perdrait des parts de marché et donc du fric, s'il diffusait des "bonnes nouvelles"....

      Quant à bruler sur le bûcher.... Es-tu au moins comestible ?
      :-)

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  7. J'imagine caphys que tu parles en général car sur ce blog-ci je n'ai pas constaté d'intolérance. À date je n'y ai vu que des personnes qui s'expriment en toute liberté et respect. kéa

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  8. Je prends de plus en plus de distance par rapport à l'institution catholique qui a basé en fait tout son enseignement et sa morale à partir de la parabole du jugement dernier: de quoi faire bien peur à tous les chrétiens et à les soumettre à son autorité.
    J'ai comme livre de chevet un petit livre précieux de 62 pages et qui s'intitule " Freud jusqu' à Dieu" de Marie Balmary. C'est un petit chef d'oeuvre.Elle y montre notamment les erreurs de Freud mais reconnait qu'il nous a donné des clés inestimables pour entendre l'esprit( l'âme) ..Elle y parle de la vie spirituelle comme étant" le luxe de l'humanité sans lequel la vie humaine souffre de n'avoir ni en malheur ni en bonheur, son ampleur"

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    1. La peur est l'instrument par excellence pour asseoir une "Autorité" quelle quelle soit : du "pater familial" que toute la famille craint, aux Institutions de sociétés, en passant par les Dictatures de tous poils et la peur de Gendarme !...

      Il est donc logique que l'Institution chrétienne quelle soit catholique ou autre... use et abuse de ce moyen depuis 20 siècles pour dominer partout... (et en particulier les consciences à coup de viols du même nom...)
      Manque de bol ! en Europe, ça ne fonctionne plus depuis 50 ans !!!
      L'Eglise n'a plus autorité sur personne, sauf sur les aliénés à celle-ci...
      --------------
      Je ne dirais pas que la vie spirituelle est un luxe, comme si c'était destiné à une minorité.
      C'est plutôt "un ordinaire", donné dès l'origine, mais que les sociétés s'affairent à faire crever le plus rapidement possible.
      Les enfants (pour peu qu'on sache les regarder ainsi), ont une vie spirituelle dès les premières années de leur existence. Mais on préfère leur fourrer des tonnes de connaissance dans le crâne, les empêcher de rêver en les occupant sans cesse, et surtout leur refiler une tablette électronique pour pas qu'ils réfléchissent par eux-mêmes mais exécutent servilement les désiderata de la machine à jeux débiles....

      Rien de pire socialement qu'un être humain qui se met à réfléchir par lui-même .... faut empêcher ça très jeune !!

      Finalement je vais finir par remercier ma mère de m'avoir laissé à l'abandon.... j'ai pu ainsi "entrer en spiritualité" sans qu'on vienne m'emmerder....

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    2. le mot luxe ici, c'est un cadeau de fête comme l'écrit Boris Vian dans" L'Arrache coeur"Il dit: Dieu est un cadeau de fête.De même le Dieu dans le festin de Babette de Karen Blixen.J'ai le CD c'est très interpellant .Je te livre ici ce que j'ai lu ici dans le livre dont je te parlais hier.

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    3. oui, j'ai bien compris que tu reprenais des propos lus....
      Un dieu qui aime la fête, ça me parait évident !! (il n'y a que les cathos pour le présenter comme ch.....),
      mais la fête c'est pas le luxe !
      Les plus belles et le plus intenses sont sobres et ordinaires.
      Je veux dire celles qui moi m'ont donné le plus de joie et de bonheur....

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